Endorphine, dopamine, bonheur, et plaisir : Késako?

cookies endorphines
cookies endorphine

Je lis en ce moment un livre très passionnant sur la neurobiologie du bonheur « Apprendre à être heureux : Neurobiologie du bonheur » par Stefan Klein, où il analyse le bonheur d’un point de vue physiologique, comme par exemple avec l’action de l’endorphine.

C’est-à-dire l’analyse de façon scientifique des processus qui se déroulent dans notre cerveau et qui nous permettent de ressentir le bonheur. Ce livre m’apprend énormément sur moi même et les causes de mes états d’esprit. Alors comment voir le monde en rose? Que chaque minute nous paraisse si belle que l’on a le sentiment que le temps s’est arrêté?

Baudelaire en disait :

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

  2 types de plaisir

Il y a quelque chose d’extrêmement intéressant à propos du plaisir qui a été prouvé scientifiquement : il existe 2 types de plaisir provoqué par deux neurotransmetteurs différents!

Le plaisir par anticipation

Le plaisir par anticipation est le résultat de l’action de la dopamine. Une grande quantité de dopamine produit une augmentation du désir de construire pour le futur, c’est un neurotransmetteur qui nous pousse à avancer. Des patients souffrant de la maladie de Parkinson possèdent des carences importantes en dopamine. C’est pour cela que le circuit du désir est inhibé! Ils n’ont même plus la volonté de marcher, de bouger.

Pour faire simple la dopamine peut être considérée comme une hormone de l’action. Un fort niveau de dopamine encourage à être très actif.

Un patient à qui l’on avait injecté de fortes doses de dopamine comme traitement expérimental à son apathie était devenu hyperactif, faisait tellement de choses qu’il en devenait nerveux. Il a écrit une biographie en seulement deux à trois semaines. Il se sentait tout puissant! Son niveau de désir était tel qu’il considérait les personnes moins déterminées que lui comme inexistantes. La dopamine l’avait mené à la paranoïa. Les médecins de l’époque n’avaient pas encore assez de connaissances sur les neurotransmetteurs pour doser ce traitement.

La joie par anticipation liée à la dopamine est de très longue durée mais est bien moins puissante que la joie de l’instant!

Le plaisir immédiat : endorphine

D’autres neurotransmetteurs agissent de manière directe sur le plaisir. Il s’agit des molécules de la famille de l’endorphine. Ces molécules provoquent une sensation de bien être immédiat lors de leur réception par les cellules nerveuses. Ce sont ces molécules qui nous font nous sentir bien lorsque l’on mange un plat délicieux, lorsque l’on bronze ou lors de rapports sexuels. Ce plaisir est bien plus intense que celui procuré par la dopamine mais il est aussi beaucoup plus court. C’est grâce à l’endorphine que l’on observe parfois des comportements visant à retarder la récompense ou le résultat visé! N’avez vous jamais voulu attendre encore un peu avant d’ouvrir un cadeau? Vous étiez sous l’effet de la dopamine.

C’est la dopamine qui entre en jeu dans le processus d’apprentissage. Comment apprend-t-on à choisir une alimentation qui convient à nos besoins? En repérant les aliments qui nous procurent les plus de plaisir. C’est le processus d’apprentissage! La dopamine est essentielle pour apprendre.

Pourquoi le plaisir existe-t-il?

Une question existentielle se pose à toute personne qui réfléchit sur le bonheur! Comment se fait-il que la nature nous ait doté de la possibilité d’éprouver du plaisir?

La réponse est tout simplement dans un but de conservation et d’amélioration de l’espèce! Pourquoi les relations sexuelles sont elles aussi agréables? Car elles contribuent à la survie de l’espèce humaine! Sans endorphine, pas de plaisir immédiat! Il a été expérimenté chez les animaux, qu’en utilisant des substances inhibant l’endorphine, les animaux n’avaient plus de plaisir à s’accoupler. Il étaient toujours en mesure de le faire mais n’en ressentaient aucune envie.

Pour les références et plus d’infos, voir ce super bouquin de Stefan Klein :

La question que l’on se pose tous est alors : Comment stimuler la production de ces molécules comme l’endorphine et la dopamine ? Droguez-vous! Non je plaisante,c’est à vos risques et périls. Nous verrons comment les produire… dans un prochain article!

A bientôt!

Endorphine sur Wikipédia

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