Pourquoi je suis anti psychanalyse

La psychanalyse a eu un succès populaire incroyable au cours des années, avant de voir l’arrivée des courants de pensée anti psychanalyse. De nouvelles thérapies alternatives à la psychanalyse ont vu le jour dans le but de soigner les problèmes et pathologies psychologiques et cognitives. Il est donc temps de se demander si la psychanalyse mérite toujours la place qu’elle occupe dans l’inconscient collectif, c’est-à-dire celle d’une solution unique aux pathologies psychiques.

L’anti psychanalyse pour remettre en cause les idées préconçues

Comprendre la cause sans changer l’effet

La psychanalyse consiste principalement à rechercher les causes des névroses et pathologies psychiques. Le principal problème selon moi est donc l’absence de méthode efficace pour faire face aux problèmes et à leurs causes, une fois qu’ils sont analysés. La psychothérapie peut constituer selon moi une première étape pour mieux se comprendre, mais ne constitue en rien un moyen de soin. Je crois beaucoup plus aux thérapies de type cognitivo-comportemental pour résoudre des difficultés psychiques. Voilà la première raison pour laquelle je suis anti psychanalyse.

chien psychanalyse

Des fondements théoriques friables

La psychanalyse se base notamment sur l’analyse des rêves, d’après la théorie freudienne de l’inconscient et des rêves. Pour moi, cette théorie est largement dépassée par les analyses de Carl Gustav Jung. Notamment parce que Jung comprend que le rêve n’est pas uniquement symbolique mais aussi parfois explicite. Comment expliquer autrement que plusieurs symboles puissent signifier la même chose ? Cela implique nécessairement que le choix du symbole est un message direct et explicite. De plus, la plupart des modèles du rêve actuels réfutent totalement les idées de Sigmund Freud.

De même, la critique par Jung de l’origine sexuelle et enfantine des psychoses et névroses me paraît justifiée. Cette focalisation sur l’énergie sexuelle comme unique influence du psychisme me paraît limitée dans sa logique.

Un autre point qui me semble totalement dépassé par les recherches actuelles en neurosciences est l’idée d’une mémoire stable. La mémoire humaine évolue chaque jour et ce jusqu’à la mort. De plus, les derniers travaux en neurosciences ont permis de montrer que de nouveaux neurones se forment de la naissance à la mort. Notre cerveau est donc hautement plastique. Ainsi l’impact de l’enfance sur le reste de la vie est importante mais doit être relativisée. Les souvenirs ne sont pas fixes. Ils varient avec l’expérience, les faits relatés.

Anti psychanalyse

« Le cerveau n’est pas un organe passif qui ne fait qu’enregistrer des stimuli et les comparer avec l’information déjà emmagasinée. L’esprit est la conséquence des interactions dynamiques entre le cerveau, le corps et l’environnement. (…) Le cerveau ne prend pas de photographies. Au contraire, il les fabrique. Le cerveau, (…) participe activement à la fabrication des images visuelles, selon ses propres règles et ses propres programmes. (…) Le dogme selon lequel le cerveau ne peut pas produire de nouveaux neurones à l’âge adulte risque d’être fortement remis en question par une récente découverte : de nouveaux neurones naissent apparemment dans des aires cruciales pour l’apprentissage et la mémoire. La théorie des souvenirs figés était basée sur le dogme biologique selon lequel aucun nouveau neurone n’est produit après la naissance. » Israël Rosenfeld

Critique financière

Il me semble que le coût d’une psychanalyse est extrêmement élevé au regard de ses apports. D’autant plus qu’elle n’est remboursée par les organismes de santé presque nulle part dans le monde, ce qui pose problème si le patient devient addict à ses séances de psychanalyse.

Critique de la formation

Il y a un problème de certification des psychanalystes. Aucun parcours scolaire ne certifie la capacité à exercer cette activité. C’est un point important qui fonde ma position anti psychanalyse.

Une efficacité jamais prouvée

Il n’y a pas jusqu’à maintenant de preuve scientifique valable d’une bonne l’efficacité de la psychanalyse sur les psychoses, névroses et troubles psychiques. Quelques études montrent une efficacité assez faible. La comparaison avec les psychothérapies cognitivo-comportementales est sans appel et en faveur de ces dernières. C’est la raison la plus importante pour laquelle je suis anti psychanalyse.

Voir le rapport de l’INSERM sur l’efficacité des psychothérapies.

rêve et psychanalyse

Utilité des psychanalyses

Je ne rejette pas totalement l’utilité des psychanalystes. Ils peuvent être utiles dans le cas où le patient souhaite simplement une écoute attentive et professionnelle. Mais il n’est pas souhaitable, je pense, de penser que la psychanalyse est capable de résoudre tous les problèmes psychiques.

Si le psychanalyste est de grande qualité, des séances peuvent être un lieu de partage qui permet d’avancer ensemble dans les difficultés rencontrées par les patients, sans pour autant lancer une psychanalyse.

Je ne souhaite absolument pas remettre en cause le travail de certains psychanalystes qui est très efficace, mais je remets en cause la psychanalyse.

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